La cacherouth: quelques questions, quelques réponses
Un dossier préparé par K. Acher
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Rappel: K.Acher est une rédaction plurielle. Nous n'avons pas de "rabbin" en titre parmi nos intervenants, et pour vous faciliter la vie, nous vous suggérons de poser vos questions rabbiniques directement à une autorité compétente francophone, comme: soit le Rabbinat de votre ville, soit le Consistoire de Paris, le Rabbinat Loubavitch de France, ou le Rabbinat du Québec. Le Rabbin Pierre Yves Bauer , les questions rabbiniques du Beth Loubavitch de Paris, les Rabbins de cheela.com ou techouvot.com .
= K.Acher fait son cinéma =

De EM:
Je suis scénariste de cinéma, et j'écris un scénario de court métrage qui s'intitule xxx, fondé sur les œuvres de Cholem Aleichem, et qui traite avec humour des pogroms dans l'Empire russe du début du siècle.
Dans le cadre de ce scénario, j'aimerais savoir comment un érudit, spécialiste des questions juives, justifierait, à partir de citations de la Torah, de la Mishnah, de la Gémarah, ou de proverbes hébraïques, le point précis de la cacherout concernant l'interdiction de manger du porc (au-delà de ce passage célèbre du Lévitique qui énumère les espèces pures et les espèces impures).
Et, a contrario, comment peut-on justifier, toujours à partir de passages des textes religieux, que l'on puisse ne pas respecter la cacherout en cas d'absolue nécessité, comme par exemple lorsque l'on risque de mourir de faim?
(…) L'explication doit être très courte, une ou deux phrases en fait.
En fait, ce qui m'intéresse le plus, ce serait de savoir si vous avez connaissance d'une référence biblique ou autre disant s'il est possible de passer outre les lois de la cacherout dans des cas d'absolue nécessité.
Pour vous situer le contexte, il s'agit de deux jeunes frères qui sont les deux seuls rescapés du pogrom de leur shtetl. Ils fuient, mais rapidement, sans nourriture, ils tombent de fatigue.

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"Cette même loi qui nous interdit de consommer des animaux impurs nous ordonne de préserver notre vie, ainsi qu'il est dit "ve'Haï bahem", il vivra avec.
D.ieu nous a donné une loi de vie, et non une loi qui "tue" ses serviteurs.
Notre devoir est de manger ceci plutôt que mourir d'inanition, et mourir de faim alors qu'on aurait pu survivre -à ce prix- est une transgression de la loi.
Comme nos Sages ont énoncé qu'on doit transgresser Chabbath pour sauver un malade "afin qu'il puisse garder de nombreux autres Chabbath", nous devons manger afin de pouvoir garder la vie et observer nos Saintes Lois de nombreuses années, si D.ieu le veut."

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